Lampes antiques de la collection du musée de Braila « Carol »

Topoleanu, Fl. et C. Croitoriu (2015) : Lampile antice din colectia muzeului Brailei  » Carol I » / Lampes antiques de la collection du musée de Braila « Carol« , Braila.

Cet ouvrage est le premier d’une série qui a pour but de publier les collections du musée de Braila.  Un ouvrage paru en 1976 (Harţuche, N. et F. Anastasiu (1976) : Catalogul selectiv al colecţiei de arheologie a muzeului Brăilei, Brăila, [Le catalogue sélectif de la collection d’archéologie du musé de Brăila]) avait déjà présenté une sélection d’objets  Il s’inscrit dans une série de publication qui depuis quelques années en Roumanie met en valeur l’étude des lampes.

Cette collection de lampes hellénistiques et romaines est déjà partiellement connue par le catalogue susmentionné et par un article  de Harţuche, N. et O. Bounegru (1982) : « Opaiţe greceşti şi romane din colecţiile Muzeului Brăila », Pontica, 15, 221-233 qui en publient 24.

55 lampes sont maintenant publiées d’époque grecque (20), romaine (22) et romaine tardive(8). Il y a également 3 faux contemporains. Elles proviennent essentiellement de collections privées, qui ont été confiées au musée. Elles sont donc pour la plupart dépourvues de contexte stratigraphique, et sont donc datées de manière typologique.

Bien que Braila se trouve sur la rive gauche du Danube, quasi toutes les lampes proviennent de Dobroudja  : Callatis (36), Arrubium (8), Histria (4), Ostrov (2), seules 4 proviennent de la rive gauche : Barboși (3), , Gradiștea, jud. Brăila (1).

Pour chaque lampe, il y une fiche (dimension, technique, matériau, description, datation, origine, analogie, commentaire… ) qui la présente assez largement avec 3 dessins et 2 photo en couleur. Parmi les artefacts notables, on peut distinguer une lampe à trois becs de Durostrorum du IVe s. ap. J.-C. et la partie supérieure d’un moule retrouvé à Callatis de l’époque romaine tardive.

Une courte synthèse rappelle les principaux acquis : mise en évidence d’ateliers locaux dès le Ier s. av. J.-C. près de Barbosi, puis des ateliers urbains des villes de Dobroudja.

En annexe, sont publiés deux lampes médiévales, de nombreux index, dix tableaux, une reproduction des 14 marques de fabricant.

L’ouvrage est bilingue, la page de gauche étant en roumain, la page de droite en français (avec quelques fautes cependant). Ce qui permettra une meilleure diffusion des connaissances contenues dans ce livre.

Un livre aux standards de publications élevés, qui, espérons-le, suscitera de nouvelles études lychnologiques des collections conservées dans les musées autour de la mer Noire.

IMG_2619

lampe braila

 

 

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A propos Th. Castelli

Doctorant en histoire ancienne à l'Université de Paris X
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