Farmakida. Study of a Τυρσις from the Hellenistic Period in the Farmakida Locality

Khristov, I. et D. Pantov (2016) : Farmakida. Prouchvane na tjurzis ot elinisticheskata epokha v m. „ Farmakida” , obshtina Primorsko ІІ-І v. Pr. khr., Farmakida. Study of a Τυρσις from the Hellenistic Period in the Farmakida Locality, Primorsko Municipality, 2nd-1st c. BC, Sofia.

Cet ouvrage bilingue (bulgare/anglais) est une publication préliminaire d’un site situé à 5km de l’embouchure du Ropotamo, fleuve du sud-est de la Bulgarie. Les fouilles ont été réalisées en 2015 et 2016. Ce site appelé Farmakida se trouve à 15 km au sud d’Apollonia Pontica. Il fait probablement partie de sa chôra à cette époque.

La première partie du livre présente la région d’un point e vue archéologique avec de nombreuses cartes. Les structures  (tour et cour intérieur) et les découvertes liées sont abordées ensuite. Le matériel céramique est présenté rapidement : céramique de construction, céramique non-tournée, céramique grecque (qualifiée d’importation…), amphores. On peut regretter que les timbres amphoriques ne soient pas publiés et que des statistiques sur la répartition des tessons entre les différentes catégories ne soient pas présentées. Des photos et des dessins présentent quelques artefacts caractéristiques pour chaque catégorie. Des 70 monnaies (argent et bronze)  trouvées, 54 sont publiées frappées principalement par le roi thrace Mostis et Apollonia du Pont. Il y a deux deniers romains, quatre tétradrachmes (Odessos, Maronée et Byzance) et un tétradrachme fourré. Mostis est un roi thrace qui a régné durant la seconde moitié du IIe s. dans un royaume localisé entre Apollonia et Sélymbria. Cela donne une image de la circulation monétaire dans cette partie de la Thrace entre 150 et 50.

Parmi les autres trouvailles, on peut noter la présence de boulets de pierre et d’une masse de soufre qui pouvait être le contenu d’un vase maintenant disparu.

Le site est défini par les auteurs comme une thyrsis, un établissement fortifié, qui aurait été détruite après un siège par un incendie vers 50. Les auteurs évoquent les bâtiments comparables de la région.

On peut saluer l’effort des auteurs de publier rapidement de manière préliminaire en bulgare et anglais leurs fouilles. Les illustrations sont nombreuses et de qualité et permettent de corriger partiellement des descriptions incomplètes de certains objets. Des publications ultérieures permettront de mieux connaître ce site et de mieux comprendre son rôle dans l’exploitation du territoire rural, ainsi que ses relations avec Apollonia.

 

Le sommaire

 

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A propos Th. Castelli

Docteur en histoire et archéologie des mondes anciens de l'Université de Paris-Nanterre
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