Amasya – Oluz Höyük. Un peuplement Achéménide (Perse) en Anatolie du Centre-Nord (2009-2013)

Dönmez, Ş, éd. (2017) : Amasya – Oluz Höyük. Kuzey-Orta Anadolu’da Bir Akhaimenid (Pers) Yerleşmesi, 2009-2013 Dönemi Çalışmaları Genel Değerlendirmeler ve Önsonuçlar, Istanbul [Amasya – Oluz Höyük. Un peuplement Achéménide (Perse) en Anatolie du Centre-Nord, études de la période 2009-2013. Considérations générales et résultats préliminaires].

Cet ouvrage, le deuxième consacré à ce site, concerne les fouilles menées de 2009 à 2013. Ce site situé à une centaine de kilomètres de la mer est un tell occupé depuis le début de l’Âge du Bronze (IVe millénaire) jusqu’à la fin de l’époque hellénistique. Au XIe s., le site est utilisé comme nécropole par des population turques récemment islamisées.

L’ouvrage se compose de deux parties consacrées respectivement aux campagnes de fouilles et à des études plus spécifiques. Année par année,  les résultats des cinq campagnes de fouilles sont publiés avec 886 figures (dessins et photographies en couleurs).  Un chapitre synthétique, traduit également en anglais, présente l’évolution de l’occupation du site et la replace dans le contexte régional. Un chapitre est consacré à une approche géographique de ce site.

Les quatre études de la dernière partie sont consacrées aux monnaies (81 exemplaires), aux vestiges animaux, à une approche géophyisique et aux pierres utilisées pour la construction.

Le directeur de l’ouvrage  à partir de l’exemple de ce site veut montrer que le développement de ces sites de l’intérieur est davantage dû à des facteurs locaux et à l’influence  mède et perse, plutôt qu’aux Grecs. Il met en avant le rôle militaire et politique du site à l’époque achéménide. Le site pourrait correspondre à Kritalla évoquée par Hérodote (7.26) où Xerxès rassembla son armée en 481-480. Pour la période où le site fait partie du royaume de Mithridate (qu’il préfère ne pas appeller pontique pour éviter un anachronisme et pour davantage rattacher ce royaume à l’Anatolie), il met en avant le maintien de la culture perse.

Les  artefacts illustrés disposent très souvent d’une échelle et leurs dimensions sont précisées.

C’est un ouvrage très richement illustré et qui semble de qualité. On peut regretter que les légendes des photos ne soient pas bilingues.

Les analyses de l’éditeur de l’ouvrage, tendant à montrer le rôle important des influences médes et perses sur ce site  durant l’époque classique et hellénistique vont relancer le débat sur la place de ces établissements de l’intérieur.

Le sommaire :

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A propos Th. Castelli

Docteur en histoire et archéologie des mondes anciens de l'Université de Paris-Nanterre
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