La colonie de Berezan’ dans les études de 2010-2014

Chistov, D. E., Ju. I. Il’ina, A. A. Eremeeva, O. E. Shherbakova éd. (2020) : Материалы Березанской (Нижнебугской) античной археологической экспедиции. Т. 3 : Березанское поселение в исследованиях 2010–2014 годов / Materialy Berezanskoj (Nizhnebugskoj) antichnoj arheologicheskoj jekspedicii. T. 3 : Berezanskoe poselenie v issledovanijah 2010–2014 godov, Saint-Pétersbourg [ Matériaux de l’expédition archéologique antique de Berezan’ (Bas-Bug). Vol. 3: La colonie de Berezan’ dans les études de 2010-2014]

Cet ouvrage publie les résultats des fouilles menées entre 2010 et 2014 par l’équipe du musée de l’Ermitage à Berezan’, identifié avec la Borysthène archaïque dans.la continuité des travaux effectués par ce musée sur cette île soviétique puis ukrainienne depuis 1962.

L’ouvrage a une approche chronologique des différents contextes d’occupation de l’île depuis la fondation à la fin du VIIe s. av. J.-C. par des Milésiens jusqu’à la période médiévale. Naturellement, c’est l’époque archaïque qui se taille la part du lion dans ce volume, puisque c’est la période majeure d’occupation. Chaque partie est consacrée à une période, et présente les structures puis le mobilier découvert par catégorie.

Succédant aux habitats semi-enterrés des première générations de colons, dans les années 540 apparaissent de véritables maisons en lien probable avec l’arrivée de nouveaux colons d’Ionie. Un incendie marque le secteur fouillé à la fin du VIe s. Faut-il y voir une conséquence de la campagne scythe de Darius ? Après 450, la population de Berezan’ décroit rapidement.

Il y a une annexe sur les graffiti et l’onomastique et une autre sur le bétail. On relèvera également un tableau sur les importations amphoriques par période d’après les découvertes réalisées entre 2004 et 2016.

Trois index permettent notamment d’associer les artefacts aux contextes de découverte. Résumé en anglais de deux pages.

On pourra regretter l’absence d’un véritable catalogue, qui aurait permis d’avoir plus de renseignements sur certains artefacts signalés brièvement et photographiés (un graffito par exemple illustré p. 383), mais non commentés. Le volume aurait alors doublé de pages.

Nombreuses illustrations en couleur de qualité : 80 illustrations dans le texte, 138 planches.

Une attention particulière est réservée par une liste nominative aux remerciement pour tous les fouilleurs qui ont œuvré durant les différentes campagnes.

Un livre très utile pour mieux connaître le premier établissement grec du nord de la mer Noire. On attend la suite : le volume couvrant les campagnes 2015-2018.

Le sommaire :

A propos Th. Castelli

Docteur en histoire et archéologie des mondes anciens de l'Université de Paris-Nanterre
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